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France : La "Start Up Nation" doit devenir la "Shining Stars Nation"

Mis à jour : 16 avr. 2019



«Nous sommes entrés dans la 4e révolution industrielle». Le professeur Philippe Dessertine, directeur de l'Institut de Haute Finance et membre du Haut Conseil des finances publiques, tente d'éveiller les consciences aux chocs qui nous attendent. Une révolution n'a jamais lieu dans le calme et la quiétude. Ce qui nous attend c'est un changement radical dans notre manière de vivre et de consommer. Si cette révolution a commencé en douceur il y a une quinzaine d'années, chaque seconde, elle s'accélère un peu plus.


Lors de la première révolution industrielle, l’eau et la vapeur ont permis de mécaniser et d'automatiser la production. Les distances temporelles entre les humains ont été de plus en plus raccourcies grâce notamment au train, permettant une circulation accrue des marchandises, des personnes et des informations et par la même une facilitation des transmissions des nouveautés technologiques.


La seconde révolution industrielle a exploité l’énergie électrique pour créer la production de masse, plantant ainsi les graines de notre façon actuelle de consommer, biens et services.

Enfin la troisième révolution industrielle s’est appuyée sur l’électronique et les technologies de l’information pour automatiser la production.


Cette troisième révolution industrielle représente le creuset qui nous permet de nous connecter instantanément à l'information, mais aussi entre humains. Elle a permis l'avènement de l'ordinateur, d'internet, du wifi et des réseaux 4G et bientôt 5G. Les trois premières révolutions industrielles ont été de grands chocs civilisationnels et sociaux, mais elles n'ont pas connu une propagation aussi rapide que celle qui nous attend.


La 4ème Révolution évolue à un rythme différent, plus soutenu et véloce. Le symbole de ce basculement c'est le smartphone. Un concentré de technologies puissantes et évolutives dans la poche de chacun. Des applications permettant de faciliter la vie de tous, à portée de doigts. Chacune de ces applications se métamorphose et se transforme quasiment quotidiennement. Elles s'améliorent, se peaufinent afin de rechercher l'excellence attendue par le consommateur. Ces mises à jour qui parfois peuvent être selon certains utilisateurs trop fréquentes ne sont pas qu'un simple recalibrage. Elles constituent une remise en question perpétuelle du programme pour coller le plus possible aux attentes du consommateur et tendre vers l'efficience et l'efficacité maximale. Une efficacité qui in fine doit bénéficier à l'utilisateur humain.


Le smartphone est devenu une excroissance de l'humain. Il guide notre vie. Chacun l'utilise pour communiquer, pour s'informer, pour s'orienter, pour consommer, mais de plus en plus aussi pour prendre soin de lui. Il est devenu une part de nous. Il permet d'augmenter les capacités de chacun d'entre nous. Il est devenu si banal et normal de l'utiliser que nous ne réalisons plus vraiment sa puissance.


Ce smartphone que nous possédons tous, est si puissant qu'il pourrait nous envoyer sur la Lune. L'Apollo Guidance Computer, l'ordinateur de vol du module lunaire de 1969, exécutait les instructions à une vitesse de 40 kHz (soit 0,00004 GHz), à peu près 100 000 fois moins vite qu'un téléphone portable haut de gamme aujourd'hui. En d'autres termes, quand on entre une requête simple sur Google, on met en mouvement la même quantité de puissance informatique qui a permis d'envoyer Neil Armstrong sur la Lune... Et Google le réalise en quelques millisecondes seulement.


Cette vitesse de calcul a permis l'éclosion de nouveaux services. Des services qui ciblent principalement les individus. Netflix, Uber, Airbnb, Waze, ont révolutionné les habitudes et les comportements de chacun, mettant en péril des business bien établis comme la télévision, les taxis ou bien l'industrie hotelière.

Le processus de destruction créatrice, inhérent à chaque civilisation, est en marche et rien ne pourra l'arrêter. Des pants entiers de l'économie vont être modifiés, voire détruits. Aucun secteur ne sera épargné.


La concurrence est rude, car mondiale. De grandes nations ont déjà pris de l'avance dans leur conquête du monde par les nouvelles technologies. Comme dans toutes les autres révolutions industrielles ce sont les jeunes qui vont en être le moteur. Ces nouveaux penseurs vont redessiner le monde et le modeler à leur image.


Ce nouveau monde, appartient à la jeunesse. C'est à elle de le conquérir. En France, de nombreuses pépites technologiques voient le jour chaque année. Pourtant, nous n'avons aucun Facebook ou Amazon. Les licornes peinent à montrer le bout de leur corne. Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène : L'absence de géants de l'investissement mais aussi le manque de savoir-faire pour développer ces sociétés qui de fait quittent le territoire national.


L'appel au financement des entreprises françaises grâce à l'épargne populaire


Dans le pays de l'assurance vie et du livret A, pour ces jeunes entreprises, se financer est difficile. Le montant des investissements à réaliser pour entrer dans la 4e révolution industrielle est évalué à 1 000 milliards d’euros dans notre pays. Une dépense nécessaire, car selon une étude du forum économique de Davos réalisée en 2017, cette industrie 4.0 entraînera la perte de plus de 5 millions d’emplois. Un appel à l'épargne des français serait salvateur pour éviter que la France soit économiquement décimée. A la fin du XIXème siècle, une situation similaire avait permis de propulser la France parmi les leaders technologiques mondiaux. Ce sont ces technologies de la seconde révolution industrielle qui nous permettent encore de peser dans l'échiquier mondial.


Durant la Grande Dépression de la fin du XIXème siècle, les entreprises rencontrèrent des difficultés à se financer. L’autofinancement des nouveaux entrepreneurs était insuffisant face aux lourds investissements souhaités. Il était donc nécessaire de se tourner vers un financement exogène. Le souci, à l'époque, c'est que l’épargne se trouvait en partie détournée de l’industrie par les besoins du Trésor et les exportations de capitaux. Une situation en quelque sorte similaire à celle que nous connaissons actuellement.

De nouveaux circuits de financement ont donc été créés. La solution fut trouvée à partir du tissu bancaire français, composé de très nombreuses banques locales. Ces banques de moindre importance, offraient l’avantage de rapprocher les industriels des offreurs de capitaux.


Les ressources de ces banques provenaient majoritairement de la propre fortune des banquiers, mais aussi des fonds déposés par des bourgeois aisés ou de grandes sociétés régionales. Les fonds ainsi débloqués permirent de satisfaire les besoins des nouveaux entrepreneurs enthousiastes afin de se lancer dans des secteurs innovants. A mesure du développement des entreprises, ce système permit le déploiement des industries nouvelles de la seconde révolution industrielle. Il est temps pour la France de recréer ces conditions favorables afin de financer les entreprises prometteuses qui éclosent à travers l'hexagone.



Le patrimoine financier des Français continue de gonfler. Selon la Banque de France, il est désormais supérieur à 5.000 milliards d'euros.

L'encours des placements financiers des ménages s'élèvait fin 2017 à 5.014 milliards d'euros, soit une augmentation de près de 250 milliards d'euros par rapport à fin 2016 (+5,22%).


L'Observatoire de l'épargne réglementée de la Banque de France a détaillé les principales tendances de l'épargne et du patrimoine des ménages :


- Assurance-vie (à hauteur de 39% du patrimoine financier)

- Dépôts bancaires (30%)

- Obligations, actions et assimilés (24%) s'ajoutent aux actifs non financiers (immobilier...) pour composer la richesse des Français.


L'épargne financière des français est supérieure à deux fois la richesse créée par la France, qui est tout de même la sixième économie mondiale.

En matière de gestion de l'épargne, pour les français, la règle de base, c'est la sécurité avant le rendement. L'assurance-vie est toujours le premier placement des ménages. 30% de nos placements sont stockés sur nos comptes bancaires. Ce qui n'est pas très rationnel, car ce patrimoine est grignoté par l'inflation. Le Livret A quant à lui, avec un rendement net de 0.75%, attire toujours autant. Pourtant, en prenant en compte l'inflation, 2,2% minimum selon l'Insee, ce placement s'avère totalement négatif puisque il entraine une perte annuelle assurée de 1,45%. Il y a 55 millions de livrets ouverts, plus de 8 français sur 10 en possède un. Ce qui représente 735 milliards d'euros.


Les français devraient réfléchir avant de placer leur argent dans des placements aussi peu rentables, et assurément déficitaire.

Les 1000 milliards à allouer dans la transition vers la révolution industrielle sont bien entendus à aller chercher ici en impulsant une volonté d'investissement dans l'économie nationale de la part des citoyens français. Aux politiques d'initier le mouvement pour nous faire passer de la Start Up Nation à la Shining Stars Nation.



la Start Up Nation, le creuset nécessaire pour une réussite pérenne de la France


La Start Up Nation. Cela sonne comme un slogan. C'est l'économie du futur, celles de nos enfants et petits enfants. Avec une telle vision, nous enterrons le passé et nous nous consacrons à l'avenir.

Le président Emmanuel Macron veut faire de la France la « nation des start-up ». Il a récemment tenu à mettre en avant la vitalité de l’écosystème français : "Pour ceux qui en doutaient, il y a un écosystème français qui continue à être présent et de plus en plus dynamique".

Pour cela il compte continuer à façonner un environnement favorable au développement des nouvelles pépites. Trois grands axes ont été privilégiés.


Lever les contraintes

Emmanuel Macron va instaurer un « droit à l’erreur » pour les chefs d’entreprise. Cette mesure, consiste à ne pas sanctionner les entrepreneurs qui, de « bonne foi », n’ont pas respecté une obligation réglementaire ou sociale. « Le premier geste de l’administration ne doit plus être de contrôler pour sanctionner, mais de faciliter et d’accompagner ».


Soutenir l’innovation

Emmanuel Macron a annoncé vouloir créer un fonds pour l’innovation de 10 milliards d’euros, afin de financer l’innovation et les entreprises du numérique. Ce qui est un bon début, mais pas suffisant pour nous permettre de jouer dans la ligue des champions des nouvelles technologies.

La gestion de ce fonds devrait être confiée à la Banque publique d’investissement (BPI). Créée en 2013, cette institution a pour but de financer les PME françaises. En 2016, elle a injecté 24,4 milliards d’euros dans l’économie. « La BPI a fait et continuera à faire énormément pour cet écosystème de croissance », a ajouté le président.


Attirer les « talents » étrangers

Les talents français sont déjà extrêmement nombreux et bénéficient tous d'une excellente formation. Il est néanmoins nécessaire de se renforcer en recrutant des forces venant de l'étranger nous permettant de renforcer notre vision globale et d'élargir nos perspectives mais également d'acquérir des compétences qui sont peu développées au sein de notre pays.


Protéger : l'aspect légal

En terme de réglementation, il reste de gros points à travailler en profondeur. L'absence de mesures pour protéger les entreprises prometteuses des géants américains, qui embauchent les talentueux français, rachètent les meilleurs start-ups est une gangrène pour le développement de l'économie 4.0 de la France. De plus, Les classements européens montrent que la France est très dynamique pour la création de ces jeunes entreprises innovantes et prometteuses, mais que pour qu'elles grandissent jusqu'à ce qu'elles deviennent des leaders internationaux, il leur faut s'exporter à l'étranger. Un phénomène similaire à ce qu'il se passe dans le football français. Les joueurs sont formés en France et partent très tôt à l'étranger où leur talent explose et où ces entités étrangères bénéficient du travail qui a été effectué en amont dans l'hexagone. Dans les deux cas, il faut mettre en place un système qui va permettre de tirer le maximum de ces pépites en utilisant les recettes mises en œuvre à l'étranger favorisant leur éclosion et leur rayonnement mondial.


Le rayonnement des start up françaises à l'international : le C.E.S.


Le CES (Consummer Electronic Show), le plus important salon consacré à l'innovation technologique en électronique grand public, se tenait ce mois de janvier à Las Vegas, sur une surface 250.000 mètres carrés de stands. Il a accueilli plus de 180.000 professionnels. Plus de 4.500 entreprises de plus de 150 pays y étaient présentes, dans l'espoir d'attirer et de plaire aux distributeurs mondiaux, investisseurs et aux 7.500 journalistes et influenceurs qui ont fréquenté le site.


Au CES 2019, 420 entreprises françaises, dont 380 start-up, étaient présentes à Las Vegas. La France est devenue la deuxième plus grande délégation étrangère juste après la Chine.

La France souhaitait mettre en avant ses scale-ups, c'est-à-dire les pépites en hypercroissance qui pourraient devenir des leaders mondiaux dans leur domaine.

57 entreprises françaises ont été primées aux CES Innovation Awards, qui récompensent les produits grand public les plus marquants de l’édition. Par ailleurs, les sociétés Beelife et Snips ont reçu le Best of Innovation Award, sorte de médaille d’or du concours attribuée à un seul produit par catégorie.


Afin d'être plus visible et de faire corps face aux différents concurrents mondiaux, les start-ups françaises se sont regroupées pour la plupart sous la bannière de la French-Tech.


La French Tech est un label français attribué à des pôles métropolitains reconnus pour leur écosystème de startups, ainsi qu'une marque commune utilisable par les entreprises innovantes françaises. la French Tech c'est plus de 10 000 start-ups, un nombre en croissance de 30% chaque année et une position leader en Europe dans les indices de start-ups à forte croissance. La French Tech représente une participation significative (>12%) aux créations nettes d’emplois chaque année en France.


Les pépites françaises à surveiller


De nombreuses start-ups présentent sur le salon ont attiré notre attention. Elles exercent dans des secteurs tels que le transport, la santé, le climat, les loisirs, le travail, les crypto-monnaies, la blockchain et l'intelligence artificielle. Ce sont dans ces entreprises qu'il est nécessaire d'investir car c'est ici que vous trouverez sans doute les nouveaux Michelin, Renault, Total ...








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